Quand on souhaite formaliser une idée, un concept, on arrive très rapidement à une étape cruciale, et particulièrement motivante, du moins au début : trouver un joli nom pour sa boîte !

Qu’on ait déjà un nom prévu depuis belle lurette ou que l’on vienne juste de trouver l’idée, ces deux hypothèses se rejoignent au moment du dépôt de la marque, donc je vous en reparlerai un peu plus tard dans cet article.

 

SINON.

Comment trouver un chouette nom ? Après avoir épuisé les idées de base un peu pourries (les premières lettres des prénoms des créateurs du projet, un mix des noms de famille, etc.), on fait comme tout le monde : on tape sur Google « Trouver nom start-up ».

De là, on déroule la myriade de sites web qui donnent des conseils, plus ou moins avisés, sur ce qu’il faut faire et ne pas faire, à grands coups de :

  • « Pas plus de trois syllabes sinon c’est trop long » ;
  • « Attention aux traductions, il ne faut surtout pas que ton nom veuille dire « caca d’oie » en serbe » ;
  • « Non mais deux syllabes en fait c’est mieux. Trois syllabes c’est DÉJÀ trop long » ;
  • « Attention à ne pas suivre la mode : un nom c’est comme une chemise, ça peut vite se démoder, et l’image de ta boîte avec » ;
  • « Méfie-toi les consonances sourdes c’est moins facile à prononcer ».

On prend la palanquée de conseils sous le bras, on se dit que ouais, carrément, ça paraît évident mais il faut y penser… Et ? Eh bah on n’est pas plus avancé.

On tente un peu les sites qui « automatisent » la création de noms, à partir de données simples. On n’est pas à l’abri d’une bonne surprise sur ces sites, loin de nous l’envie de les dénigrer, mais force est de constater que la plupart du temps, on en ressort bredouille.

 

Un peu de remue-méninges

De là commencent les séances de brainstorming. Tout seul ou avec ses futurs associés, on réfléchit à voix haute, et on part loin, on rigole, on s’engueule… Et on note des choses. On en note même plein. Et si on réfléchit à l’heure de l’apéro, on en note encore plus (Conseil Lexigone #1).

Voilà. Fin de la première étape. On a ses 10, 20, 30, 40, 50 noms. Il ne reste plus qu’à les classer par ordre de préférence, et à envisager un dépôt de marque (car oui, quand même, on conseille un dépôt de marque, pour capitaliser un peu sur la réussite de son entreprise).

 

Le dépôt de marque (un peu de sérieux !)

C’est là que les chemins se rejoignent avec les startupers qui avaient DÉJÀ leurs idées de nom : la réflexion autour de la marque.

Première question : pourquoi déposer une marque ? La réponse n’est pas si évidente que cela.

En France, on distingue deux branches différentes dans le droit des créations, autrement et plus largement appelés « propriété intellectuelle » : le droit d’auteur d’une part, la propriété industrielle (qui comprend un certain nombre de sous-ensembles tels que le droit des brevets, dessins et modèles, ET marques) d’autre part.

La première des choses à savoir, c’est que le droit d’auteur naît du seul fait de la création. Autrement dit, pas besoin d’un quelconque dépôt dans un organisme officiel pour que notre création soit protégée : dès lors qu’elle est originale et reflète l’empreinte de la personnalité de son auteur (la réponse n’est donc pas parfaitement évidente quand on parle d’une marque), la protection du droit d’auteur s’applique, de facto (par opposition au système anglo-saxon du Copyright, au demeurant). Certains vous diront qu’il faut absolument s’envoyer, par courrier, une enveloppe contenant le nom choisi, pour preuve d’antériorité en cas de litige… C’est vrai. Il y a aussi la possibilité de l’enveloppe Soleau.

Du coup, dans certains cas, le droit d’auteur peut s’appliquer. Notez toutefois que la protection accordée en France ne vaut pas nécessairement à l’étranger. Le droit d’auteur « à la française » fait figure d’exception dans le monde anglo-saxon des affaires.

Mais le droit d’auteur peut parfois être insuffisant évidemment, et pas parfaitement dédié à la notion de marque. Il existe de facto, et on va la plupart du temps tenter du cumuler sa protection avec celle du droit des marques.

Ici, on ne va pas réécrire ce qu’on peut trouver partout sur le Web. Je vous conseille donc d’aller faire un tour ici et surtout , pour vous informer sur les modalités et conditions d’un tel dépôt.

Notez également qu’il n’est pas toujours opportun de déposer une marque. Cette décision ne doit pas être prise à la légère.

 

Mais revenons à nos moutons !

Satisfaits et emplis d’une fierté non dissimulée avec nos 10, 20, 30, 40 ou 50 noms de marque soigneusement triés par ordre de préférence, il est grand temps pour nous d’aller déposer un nom de marque et là, et là … ben c’est le drame… !

Au moment de la recherche d’antériorités, il est un fait à signaler : vous serez ahuris par le nombre de marques préexistantes ! Sur votre liste consciencieusement préparée à l’avance, après avoir minutieusement choisi les classes du dépôt, vous vous rendrez vite compte que, étrangement, vous n’êtes pas le seul à avoir des idées de noms géniales !!? Désolé les amis mais Il est très rare que votre recherche ne sorte pas de marques identiques et/ou semblables. La plupart du temps, soit on repart sur un round de brainstorming (chouette encore un apéro !), soit on dépose une marque malgré les risques que l’on aura préalablement identifiés…

D’où le conseil suivant : prenez l’avis d’une personne spécialisée dans le droit des marques avant d’entamer cette démarche qui n’est pas anodine. Vous devez éliminer le plus de risques possibles, notamment avant de commencer les démarches commerciales liées à votre superbe nouveau nom, car vous n’avez pas envie, mais vraiment pas du tout, de recevoir une mise en demeure alors que vous avez déjà investi dans vos supports de communication, et plus largement votre identité commerciale.

 

Nous on dit ça, on dit rien…

A bon entendeur 🙂

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